Seconde partie de l’interview d’Akira Toriyama dans le Weekly Shonen Jump pour les 50 ans du magazine
Seconde partie de l’interview d’Akira Toriyama dans le Weekly Shonen Jump pour les 50 ans du magazine

Seconde partie de l’interview d’Akira Toriyama dans le Weekly Shonen Jump pour les 50 ans du magazine

Seconde partie de l’interview d’Akira Toriyama dans le Weekly Shonen Jump pour les 50 ans du magazine


Le numéro 09-2018 du Weekly Shonen Jump, sorti le 29 janvier au Japon, poursuit les festivités dédiées au 50ème anniversaire du magazine via son mot d’ordre : « Go !50 ! Jump ! ». Cela inclut une série de petites interviews avec les principaux auteurs ayant travaillé dans le passé et/ou aujourd’hui avec la revue Shonen Jump.

Ce numéro fait suite directe à la « phase 1968-1989 », l’exposition thématique du Shonen Jump pour son 50ème anniversaire et son projet de FaQ créé en juin 2017. Le magazine publie chaque semaine l’intervention de l’un des auteurs les plus importants dans la sérialisation de contenu dans le Weekly Shonen Jump, depuis juillet 2017. Dans cette série d’auteurs, un des invités était Toriyama-sensei, dont la première partie de l’interview a été dévoilée le 10 juillet 2017 en tant que 5ème FaQ de « Go !50 ! Jump ! ».

VOIR LA PREMIERE PARTIE DE L’INTERVIEW d’AKIRA TORIYAMA

A l’occasion de l’ouverture prochaine de la phase « 1990-1999 » de l’exposition, prévue le 19 mars 2017, Toriyama-sensei, qui est également un des grands représentants de cette époque du Jump, est de retour avec la seconde partie de son interview, publiée dans le Weekly Shonen Jump 09-2018.

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JUMP 90’S STAR ROAD TO GLORY !!

[Go ! 50 ! Jump ! – 1990s : 1ère nomination]

Interview spéciale des légendes du manga

Akira Toriyama-sensei

Weekly Shonen Jump #09-2018 : Spécial 50ème anniversaire (Partie 2)

Shonen Jump (SJ) : Publié sans interruption durant une dizaine d’années dans les pages du Shonen Jump, Dragon Ball est devenu une des séries les plus populaires de tous les temps. Cependant, son auteur n’aurait jamais imaginé que sa sérialisation dure aussi longtemps.

Akira Toriyama (AT) : En fait, je ne l’imagine jamais pour aucune de mes œuvres. En fait, Dragon Ball n’est pas bien passé dans les enquêtes de popularité à son lancement.

SJ : Il est devenu très populaire après le début du 21ème Tenkaichi Budokai.

AT : Au début, mon intention était seulement de raconter les aventures d’un groupe de personnages à la recherche des Dragon Balls. Cependant, mon éditeur (Torishima-san – le modèle du Dr Mashirito dans Dr Slump) a continué à me reprocher son manque de popularité dans les enquêtes (rires) j’ai donc décidé de placer un tournoi d’arts martiaux. Étonnement, les sondages se sont améliorés, et je me suis dit qu’après tout, les petits garçons préféraient les histoires centrées sur des combats. Avant cela, je n’avais que peu d’intérêts à concevoir de telles histoires, mais j’étais content de plaire aux lecteurs, et leurs chaleureux retours m’ont donné la force de continuer.

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SJ : Donc, Toriyama lui-même ne pensait pas réaliser un manga comme Dragon Ball centré sur les combats… Il est pourtant devenu un maître du genre qui a influencé de nombreuses œuvres ensuite.

AT : Pour moi, ça n’a pas beaucoup de sens, car quand je dessine je pense souvent que je me trompe…

SJ : Et pour quelle raison à votre avis ?

AT : Je me dis que c’est parce qu’il s’agit d’un monde [Le shonen] où tout peut arriver : je peux dessiner ce que je veux et personne ne peut se plaindre que c’est impossible (rires). Disons que c’est une sorte d’échappatoire, en ce sens. Par exemple, il s’agit d’un monde dans lequel les capsules de Bulma (Capsules Hoipoi) vous permettent de produire/enlever instantanément une maison ou une moto. De cette façon, à aucun moment vous n’avez à penser aux objets qui disparaissent. Ou encore, faire en sorte que l’arène du combat du tenkaichi budokai soit détruite le plus tôt possible, de fait les assistants auront moins de travail à faire pour dessiner l’arrière champ… Donc oui, disons que je suis quelqu’un qui aime les choses faciles (rires). Chaque fois que je lis d’autres manga Jump, je suis impressionné par la qualité de leurs dessins.

SJ : Pourtant, il faut aussi reconnaitre la valeur de vos dessins de l’époque.

AT : Même si elles n’étaient pas correctes au niveau design, il faut reconnaître que ces illustrations avaient leur propre force. A l’époque j’étais toujours pressé, alors j’ai essayé de rendre les choses aussi faciles que possible et par conséquent, les personnages ont commencé à changer (à cause de mes urgences). Si vous vous perdez dans les détails, vous ne serez pas en mesure de dessiner des illustrations de façon naturelle. Par exemple, Krilin n’a pas de nez (rires).

SJ : En ce qui concerne les travaux liés à la sérialisation, le maître Toriyama indique qu’il était trop déterminé pour se laisser impacter par la rigidité et la dureté du calendrier de publication hebdomadaire. Malheureusement, il n’était pas possible de dire la même chose d’un point de vue physique.

AT : A chaque fois que je commençais à dessiner, mon nez se refermait et je recommençais à éternuer. Bien que je sois allé voir les médecins, ils n’avaient pu en trouver la cause. Après cela, trois mois après la fin de la sérialisation, j’étais guéri, j’imagine que j’ai dû faire une « allergie à la sérialisation ».

SJ : Etiez-vous triste quand s’est finie la sérialisation ?

AT : Absolument pas ! Au contraire, je me suis dit que j’allais enfin pouvoir construire tous les modèles que je voulais (rires) ! Malheureusement, avec le peu de temps libre dont je disposais pendant la sérialisation, je ne pouvais jamais les terminer, même si c’était pour moi une excuse pour éviter de travailler.

SJ : Même si aujourd’hui vous évoquez ces souvenirs avec un sourire, il est impossible de ne pas évoquer ce travail dur et cette souffrance, pour nous divertir.

AT : J’évite de discuter de comment j’ai travaillé par le passé. Les hommes de ma génération sont comme ça (rires).

SJ : Il est évident que Dragon Ball a beaucoup participé à booster les ventes du Jump, passant de 5 millions à 6.5 millions. Même si Toriyama-sensei ne sent pas responsable de cette croissance.

AT : Je suis content de le savoir… mais cela n’a aucun sens pour moi. Il y a quelques temps, j’ai relu la série pour la première fois depuis des années et je dois admettre que l’arc Freezer était assez riche en suspense pour capter mon intérêt… Bien que je ne puisse m’empêcher de me demander pourquoi c’était si populaire à l’époque.

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SJ : Et peu importe combien il en vend ou jusqu’où il se vend : Toriyama-sensei a toujours continué à dessiner sans se décourager.

AT : Ça a toujours été comme ça oui. Je ne me soucie pas des « gros boulots » ou des « petits boulots ». Je préfère juste les plus amusants.

SJ : Et que pensez-vous du Jump, au sein duquel, Dr Slump et Dragon Ball, vos deux meilleurs Best Sellers ont été publiés ?

AT : Je suis reconnaissant. Ce magazine m’a fait découvrir ma vocation du métier de mangaka. Je l’aime comme un endroit où n’importe qui, débutant ou vétéran, peut s’impliquer.

 

Traduction : Matthanor

Source : TeamSaiyajin

 

Matthanor

Matthanor
Fan depuis toujours de Dragon Ball, j'ai grandi avec le Club Dorothée et avec tous les anime de légende, diffusés pour la première fois en France à ce moment-là. Je suis fan de l'intelligence que Toriyama met dans ses œuvres et notamment j'adore découvrir de nouvelles illustrations et vous traduire tout un tas d'interviews le concernant. Fait rare : j'aime bien Dragon Ball GT !

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