Akira Toriyama - Interview Akira Toriyama - Akira Toriyama Dragon Ball

Akira Toriyama : Retour sur 25 ans de Dragon Ball – Interview de 2013 tirée du Chõzenshu 4

Voici une interview du Maître Toriyama tirée du Chozenshu 4 (série de Guides reprenant les 7 Daizenshuu et mis à jours). Il y explique la genèse de Dragon Ball, ses choix, ses envies et ses galères. Une interview qui nous montre encore une fois que Toriyama-sensei n’est pas humain comme les autres !

cover-lg

Chõzenshu 4 : Dragon Ball Super Encyclopedia.

Akira Toriyama : Retour sur 25 années de Dragon Ball (interview de 2013).
Nous avons demandé à Toriyama-sensei de nous raconter son histoire de ce dernier quart de siècle, depuis le début de Dragon Ball jusqu’à maintenant. Nous avons même eu l’occasion d’entrapercevoir l’envers du décor de Dragon Ball !

Début de l’interview.

1984 – 1986

Début de la sérialisation de la période « Jeunesse de Gokû »
« Nous n’avions ni préparé ni anticipé… »

Qu’aviez-vous préparé afin d’anticiper la sérialisation du manga Dragon Ball ?

Je n’ai eu que 3 mois depuis la fin de la sérialisation de Dr. Slump, donc je n’ai rien eu le temps de préparer ou d’anticiper. Tout ça car j’avais promis, comme condition à la fin du populaire Dr Slump, de commencer ma nouvelle série tout de suite. Je suis allé en voyage en Chine avec ma femme, ce qui était simplement un truc personnel. Pourtant, cela m’a permis de ramener plein de matériel pratique à exploiter.

Après cela, l’histoire est devenue plus centrée sur les combats, avec des évènements comme le Tenka’ichi Budokai. Le nombre de personnages de premier plan a augmenté d’un coup. N’était-ce pas trop dur à gérer ?

Le fait d’envoyer tout un tas de personnages d’un coup était facile, car je les ai dessinés en me disant « de toute façon ils vont probablement perdre de suite », mais avec certains personnages devenus centraux dans l’histoire, j’ai pris le temps nécessaire… de réfléchir à comment je pourrais leur donner des personnalités propres afin de se rappeler d’eux. Bien sûr, les films et la télé m’ont apporté quelques idées. L’apport d’éléments et d’informations est vital, afin d’avoir la meilleure lecture des tendances actuelles.

Que pouvez-vous nous dire sur le développement de la série ?

Je dis souvent, même si je ne devrais pas, que je n’avais pas du tout décidé de qui gagnerait le Tenka’ichi Budokai. J’ai donc dessiné l’histoire avec beaucoup de suspense. Je pensais laisser l’histoire se dérouler d’elle-même à l’époque… Et donc, Dragon Ball, était globalement comme cela (rires). Dans mes plans, malgré tout, je pensais que le premier tournoi dans lequel apparaissait Gokû, je ferai en sorte que le vainqueur serait Gokû.

1986
Début de l’anime
« Sans aucun doute, Nozawa-san est la voix de Gokû »

En ce qui concerne la diffusion de l’anime, de quelle façon étiez-vous impliqués ?

Je n’avais presque pas de temps libre, donc je n’ai pas beaucoup touché à l’anime. Excepté au tout début, j’ai vérifié le scénario, le design. Aussi, j’ai participé à la sélection des voix du casting, ce qui est plutôt rare pour moi. J’ai écouté les cassettes de l’audition et ensuite j’ai choisi. Je me souviens que je me suis dit que sans aucun doute, Nozawa-san est la voix de Gokû. De plus, je n’étais pas vraiment informé sur ce qui se faisait en termes d’animation, donc même si on m’avait dit le nom des doubleurs qui avaient été sélectionnés, je n’aurais vraiment pas su [qui elle était] … (rires)

A peu près au même moment, Dragon Ball connaissait son premier jeux vidéo. Aujourd’hui encore, pleins de jeux ont été faits, qui sont même très populaires.

Même dans ce job, je suis le genre de personne qui ne lit jamais de manga, qui ne regarde pas d’anime ou joue aux jeux vidéo, même lorsqu’il s’agit de mon œuvre. (rires) Ce n’est pas que je trouve ça mauvais ou que je leur en veuille, mais j’ai un style de vie dans lequel j’arrive déjà à peine à pratiquer mon hobby préféré, le modélisme, sur mon temps libre… Avec les jeux particulièrement, à l’époque de la NES, je les ai bien aimés, mais j’étais trop pris dans ces histoires, et le temps que je le remarque, beaucoup de temps avait déjà passé.(1*) « Ce n’est pas bon ! » Je me suis décidé, et après cela, j’ai presque totalement stoppé d’y jouer. De temps en temps je regarde mes enfants y jouer et j’y joue juste un peu.

1989-1993
Vegeta fait sa première apparition, le début de Dragon Ball Z
« La tête que je fais quand je dessine les combats, je ne pourrai pas la montrer à d’autres personnes ! »

C’était la période pendant laquelle Vegeta est apparu dans le manga, et les combats sont devenus plus féroces.

Je pense que n’importe quel mangaka le fait, mais quand vous êtes sur un combat féroce, les positions et les directions changent à un rythme élevé, et si vous les simulez pas dans votre tête, ça devient dur de comprendre l’état d’un combat. Dans ma tête, je me mettais moi-même à la place de mes personnages, et essayait de combattre de la même façon. Donc, à chaque fois que je dessinais un combat, c’était assez épuisant. Mes expressions de visage évoluaient également dans le même sens avant que je ne le remarque, donc s’il y avait pleins de scènes avec des cris, ou s’il y avait des changements intenses dans les expressions, j’étais vraiment très fatigué après. La tête que je fais quand je dessine les combats, je ne pourrai pas la montrer à d’autres personnes ! (rires)

L’anime est devenu Z (DB puis DBZ) : est-ce à cette époque que vous vous êtes mis à travailler avec Katsuyoshi Nakatsuru, qui dirigeait également l’animation ?

Pour être honnête, j’ai rencontré beaucoup de personnes à cette époque, je ne me souviens pas très bien de notre première rencontre (2*). J’ai remarqué le potentiel de Nakatsuru-san pour la première fois, un peu plus tard… Plus précisément avec le « V-Jump project », dans lequel il a réalisé plusieurs illustrations à ma place. Il les a faits tout à fait similaires aux miennes, mais en beaucoup mieux, ce qui m’a surpris. Quand je dis qu’il les a faits identiques, il est arrivé plusieurs fois que je ne sache pas qui avait dessiné quoi, au point que je voulais qu’il dessine les illustrations pour le manga à ma place (rires). Son métier principal est l’animation, cela n’aurait pas pu se faire… mais quand vous travaillez avec quelqu’un d’aussi talentueux, vous obtenez des résultats au-delà de votre imagination, ce qui est très excitant.

Vous avez également réalisé plusieurs choses comme les designs de Broly et Coller non ?

Je ne pense pas que cela soit arrivé souvent… mais j’en ai fait occasionnellement, quand une demande arrivait. Même si, de fait, je laissais cette partie-là au staff de l’anime. Je ne relisais pas vraiment précautionneusement les scripts non plus.

C’est également à cette période que votre éditeur, Torishima-san (3*), a promu différents médias via V-Jump ?

Torishima-san est, plus que tout autre, quelqu’un qui aime faire de nouvelles choses, et j’ai toujours été celui qui l’accompagnait dans toutes ses idées (rires). A chaque fois, c’était dur, mais en termes de résultats, l’horizon de mon œuvre s’élargissait, et j’en suis très heureux car j’ai beaucoup appris avec lui. Maintenant que vous en parlez, même Dragon Quest est un travail que Torishima-san, qui était proche de Yuji Horii bien avant, m’a amené. C’était une époque où je ne connaissais pas la signification de « RPG », et j’ai été pris là-dedans sans totalement comprendre de quoi il en retournait… J’étais déjà sous l’eau avec mon manga hebdomadaire, mais c’était bien pensé. De plus, quand j’ai terminé le jeu, il semblait vraiment rafraichissant, et très amusant, c’est donc quelque chose que j’ai eu plaisir à faire.

Pouvez-vous nous parler de V-Jump ?

Comme je l’ai dit, j’ai été pris dans V-Jump par Torishima-san depuis le début de son numéro d’essai. En y repensant, je dessinais beaucoup de manga et d’illustrations en plus du manga hebdomadaire, c’était plutôt fou (rires). Je pense que je ne me rappelle pas tout le travail que j’ai effectué jusque-là car j’ai été trop occupé et je n’ai pas eu le temps de tout mémoriser. C’est pour cela aussi, que je ne me rappelle pas très bien le contenu de Dragon Ball. Je pense que c’est parce que si je ne continue pas d’oublier des choses, je ne pourrais pas en faire de nouvelles. Vraiment, on dirait que ma mémoire n’a pas une grande capacité (rires).

1995-2005
GT – L’édition Kanzenban est publiée (édition “parfaite”)
« S’il n’y avait pas eu d’ordinateurs, j’aurais arrêté de dessiner… »

La publication s’est achevée et une nouvelle série, Dragon Ball GT, a débuté.

A ce moment-là, la publication s’était déjà terminée, mes pensées étaient déjà sur mon prochain travail. Donc, pour être honnête, … j’étais un peu hésitant dans l’idée de me relancer dans plus d’illustrations pour Dragon Ball (rires). J’étais quand même très heureux de les avoir afin de continuer le travail pour moi.

Après cela, l’édition Kanzenban du manga a été publiée, et nous avons pu voir de nouvelles illustrations sur les couvertures chaque mois.

La vérité est, que c’est la première fois que j’ai pu lire Dragon Ball correctement. (Rires) Car je devais faire des illustrations en accord avec le contenu de chaque volume, vous savez. Pour parler de la façon dont je dessinais ces illustrations de couverture, pour la première moitié, je scannais le dessin encré sur ordinateur, et je le colorisais en utilisant un logiciel appelé Painter. Pour la seconde moitié, je dessinais via une tablette graphique en commençant par l’encrage, et ajoutais les couleurs avec un programme appelé Photoshop. Et pourquoi j’ai changé de technique entre la première et seconde moitié… simplement parce que j’en ai eu marre. (Rires) On me dit souvent que coloriser via l’ordinateur ne ressort pas assez le travail ou les sentiments, mais je ne fais pas de l’art ici, donc personnellement, ça me semble bien, c’est le meilleur pour moi en termes d’expression. S’il n’y avait pas eu les ordinateurs, je pense que tout cela m’aurait rendu malade, et j’aurais difficilement continuer à dessiner.

Vous dessiniez aussi Nako Majin et d’autres choses dans cette période ?

J’aime bien le côté relaxant et stupide de Neko Majin. Mais je l’avais dessiné au départ comme un one-shot, avec juste un chapitre, je ne pensais pas qu’il continuerait sur autant de chapitres. La raison pour laquelle j’ai commencé à insérer des parodies de Dragon Ball dans Neko Majin, c’est probablement parce que je commençais à manquer de matériel et que je suis allé bien loin de mon idée originale. Dans mes mangas, si j’amenais trop de matériel propre à l’auteur, ce que j’aime bien etc…, cela ne sera pas trop populaire pour commencer, c’est difficile de continuer dans ce cas à modérer les choses. Dans d’autres termes, les « bestsellers » Dr Slump et Dragon Ball ont été dessinés en supprimant pas mal de mes préférences. Je dois remercier Torishima-san, mon éditeur à cette époque, pour cela.

Dans le cas de Dr Slump, avant le début de la sérialisation, je l’ai dessiné en pensant que le Docteur (4*) serait le personnage principal. Mais Torishima-san m’a dit qu’il souhaitait que je fasse d’Arale-chan le personnage principal, et je me rappelle avoir résisté : « Quoi ? Une fille comme personnage principal ?

Dans le cas de Dragon Ball, à ce moment-là, j’avais épuisé tout le contenu de Dr. Slump et je voulais en finir, mais il était très populaire donc je ne pouvais pas. Dans ce moment délicat, Torishima-san, qui avait su que j’aimais les films de Kung-Fu et que je les regardais souvent, m’a suggéré : « Si tu les aimes autant, pourquoi ne dessines-tu pas un manga dédié au Kung-Fu ? Si c’est intéressant, je te laisserais finir Dr. Slump ». C’était vraiment une bouffée d’oxygène, mais la condition était que « Tu dois avoir commencé dans les 3 mois qui viennent », donc je n’ai pas eu de repos, vu que j’avais d’autres choses à faire, et je n’ai pas eu d’autres choix que de commencer sans savoir exactement ce que j’allais y mettre. Et au final, je suppose que le fait que je n’ai pas eu le temps nécessaire pour m’y consacrer ou bien que j’y ai intégré mes propres envies était en fait… une bonne chose (Rires).

2013
Lancement de Battle of Gods
« Travailler ensemble, avec des gens talentueux afin de réaliser un nouvel effet »

Vous avez été impliqués pour la première fois, dans le scénario du film Battle of Gods. Êtes-vous intéressés par les efforts créatifs d’autres secteurs de l’animation ?

Mes capacités en tant qu’individu ne vont pas bien loin. Si je commence à travailler sur quelque chose, il n’y a rien de plus merveilleux que de travailler avec des gens talentueux et sortir de là avec de nouvelles idées ou projets. Et ce n’est pas limité aux personnes des autres secteurs. Par exemple, j’ai travaillé avant de me lancer dans le manga, avec un autre mangaka, mon vieil ami Masakazu Katsura-sensei (5*). J’ai dessiné les planches originales, et Katsura-san, qui est meilleur dans le dessin, a rajouté les éléments artistiques. C’était une expérience très enrichissante. Nous avons des goûts tout à fait différents, donc on se « battait » souvent à propos de telle ou telle chose, mais c’était marrant, on se rend compte que même en réalisant le même manga, nos idées pouvaient être très différentes. Ce qui nous séparait le plus était que « je ne veux pas bouleverser les lecteurs » tandis qu’il me disait « Je veux les bouleverser ! » (Rires). De nos deux forces combinées, je ne sais pas s’il en est ressorti un travail deux fois plus intéressant, mais au moins nous avions un nouveau manga. Ce genre de stimulation est vraiment rafraichissant, et il y a pleins de choses que je n’aurai pas vu tout seul. La prochaine fois, je m’intéresserais un peu plus à ce que l’on appelle « bouleverser les gens », et je dessinerai mon histoire en accord avec l’art de Katsura-san.

Quelle ambition mettez-vous dans ce travail commun ?

La première fois que j’ai volontairement voulu faire un manga, ce qui est rare avec moi, est quand j’ai joint mes forces avec celles de Katsura-san. Je n’ai pas eu à faire cet encrage que je déteste tant (Rires).

Donc vous détester encrer ?

Voyons voir… Je pense que plus tôt, sur internet, une rumeur disait que j’étais « allergique à l’encrage » (6*). Plus précisément, quand je finalise un manga, je déteste devoir encrer une dernière fois après avoir dessiné toutes les planches, c’est une corvée. Mais je n’irai pas jusqu’à appeler cela une allergie. Si on continue dans ce sens, ce serait plus juste de dire que je suis « allergique à la sérialisation ». (Rires) Cela sort comme une blague, mais durant la sérialisation de Dragon Ball, j’avais constamment le nez pris ou qui coulait, et j’ai toujours pensé que c’était le rhume des foins. Mais quand Dragon Ball a été finalisé, c’est parti. Je ne l’avais pas remarqué, mais cela était surement dû à la pression et au stress énorme de sortir un manga toutes les semaines. Mes cheveux se font moins nombreux également (Rires)… Depuis, même quand je sors une série, je les garde court.

Vers quoi pensez-vous vous tourner maintenant Toriyama-sensei ?

Maintenant que j’approche des 60 ans, j’ai finalement compris que c’était possible pour tous les mangaka d’aller vers tout type d’expression, c’est donc une profession joyeuse. En fait, c’est surement parce que j’ai été assez chanceux pour réussir que je dis cela. Si je repense à mes débuts, j’étais tout le temps en train de me plaindre « je n’ai pas le temps », ou « je ne peux pas dormir », mais maintenant je suis juste heureux d’y être arrivé.

Je suis un être humain étrange, têtu, qui déteste être entouré d’autres personnes, je ne suis absolument pas fait pour travailler dans une entreprise. En fait, quand j’étais designer dans une petite agence de pub, je me couchais souvent très tard pour construire mes maquettes et cela après être rentré à la maison, et donc constamment en retard au travail (Rires). Je m’inquiète sérieusement de ce qu’il serait advenu de moi si je n’étais pas devenu mangaka (Rires). Je sais que j’aurai du le dire plus tôt, mais pour tous mes fans : Très honnêtement, Merci beaucoup !

Fin de l’interview.

Les commentaires qui suivent sont là pour aider à la compréhension du lecteur.

1* Dans le passé, Toriyama avoue lui-même avoir passé beaucoup (trop) de temps sur Dragon Quest sur la NES, une série pour laquelle il continue de créer le design des personnages.

2* Toriyama et Nakatsuru racontent leur première rencontre dans leur interview croisée de 2003 dans le TV anime Guide : Dragon Ball Z Son Goku Densetsu.

3* Kazuhiko Torishima était le premier éditeur de Toriyama avec Dr. Slump jusqu’au 23ème tournoi des arts martiaux dans Dragon Ball, et a été le modèle de base pour concevoir Piccolo Daimao.

4* Senbei Norimaki

5* Akira Toriyama et Masakazu Katsura ont travaillé ensemble sur « Sachie-chan Gu– !! ». Sachie Momochi, est la fille d’un ninja et aide des extraterrestres dans le besoin ! … Voici le synopsis ridicule de ces travaux (publié en Mai 2008 dans le Jump SQ). Il ne parle pas du tout ici de Jiya, peut-être parce que l’interview est sortie dans le Young Jump, et que Jiya contient surement des éléments susceptibles de choquer les plus jeunes lecteurs de ce magazine. Jiya est un manga créé en 2009 avec Katsura qui parle donc de Jiya, un Patrouilleur Galactique de la même unité que Jaco.

6* Cela est sorti de la bouche de Fuyuto Takeda, le 3ème éditeur de Toriyama chez Jump, qui a fait ce commentaire lors du « the Mandō Kobayashi Battle of Gods special ». C’est ressorti dans plusieurs articles sur internet, plus ou moins rapidement, sur le fait que Toriyama « ne pouvait plus dessiner de manga » car il avait cédé « à une allergie ».

 

Source: Kanzenshuu

Traduit par Matthanor

À propos tomatotti

Un grand passionné de Dragon Ball depuis près de 30 ans et l'époque du Club Dorothée. J'ai eu la chance de grandir avec des séries japonaises qui aujourd'hui sont des classiques telles que Saint Seiya, Captain Tsubasa, Hokuto no Ken, City Hunter et bien d'autres. Newseur infatigable, j'essaie de vous rapporter dès que possible les dernières infos sur tout ce qui touche de près ou de loin à Dragon Ball.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *